Dans l'embrasure de la porte, le visage froid et émacié de Christian Armansin, le propriétaire de l'immeuble, jette un regard inquisiteur sur celui d'Edward Black dont les traits tirés témoignent d'une nuit agitée.Une barbe vieille de trois jours dévore ses joues jusqu'à la naissance des pommettes creusées par les soucis.L'espace d'un instant, on entends dans le couloir le bruit d'un téléviseur au volume fort élevé, comme la porte d'un appartement qui s'est ouverte un court laps de temps.Sans doute la vieille femme d'en dessous s'est-elle enfin décidée à promener le caniche blanc qu'elle enferme des journées entières sur le petit balcon de sa chambre et qui ressemble plus à une litière pour chiures de pigeons qu'à autre chose.Une pauvre bête qui ne trouve rien de mieux à faire que de partager ses vocalises canines avec les bâtards du quartier.Une boule de poils qui a réussi malgré son insignifiante carrure à se faire autant d'ennemis qu'il y a de locataires dans l'immeuble.
Les deux hommes après avoir jeté un regard silencieux vers les marches de l'escalier se regardent droit dans les yeux comme s'ils espéraient chacun un fléchissement de la part de l'autre mais rien dans le regard d'Edward ne laisse transparaître la moindre émotion et c'est alors que Christian, comme pour rompre un silence rendu au fil des secondes plus pesant, demande à Edward l'autorisation d'entrer dans l'appartement.
_"Allez-y" lui répond ce dernier le jaugeant des pieds à la tête, toujours aussi méfiant vis à vis de ses congénères.
Un simple merci accueille l'invitation d'Edward et Christian, comme s'il savait d'avance qu'il pénétrerait les lieux, se jette presque en avant comme si la porte allait se refermer sur lui avant qu'il n'ai eu le temps d'esquisser le moindre mouvement.
Sans même y avoir été invité, Christian s'enfonce dans le vieux canapé marron et élimé du salon après avoir repoussé plusieurs vêtements aux couleurs douteuses et à l'odeur nauséabonde.Machinalement, Ed s'excuse du désordre ambiant mais sur son visage transpire une inquiétude autre que de s'assurer du bien être de son "invité".Toujours avec le même regard transperçant, Christian ouvre la bouche au moment ou Edward plonge une main vers le paquet de "maïs" posé sur la table basse et en extrait une cigarette au papier jaune et lui jette au visage:
_"Connaissez-vous une certaine Ambroise Alexis qui habite à l'étage du dessus?"
_"Je crois oui", réponds Ed."Il me semble l'avoir vue hier.N'est-elle pas cette jeune noire qui recherche sa soeur?"
_"tout à fait" confirme le propriétaire."Et si je viens vous voir, c'est parce qu'elle semble avoir été très troublée par votre comportement lors de sa venue chez vous hier dans la journée".
_"Troublée?" Questionne Edward."Mais par quoi? Je ne vois absolument pas pour quelles raisons elle s'est troublée de mon comportement.Si quelqu'un doit s'inquieter c'est moi dont il s'agit." assure-t-il."Je vous ferai grâce du regard qu'elle m'a jeté lorsqu'elle m'a parlé de sa soeur disparue.J'ai cru un instant qu'elle voyait en moi le responsable de son enlèvement.
_"Mais qui vous parle d'un enlèvement?" demande intrigué Christian.
_"Je ne fais qu'une supposition.Puisque cette, comment l'avez-vous appelée.....Ambroise, c'est bien cela? Et bien, puisque cette jeune femme est venue vous faire part de ses "soupçons" puisque visiblement c'est de cela dont nous parlons vous et moi, et qu'elle m'a affirmé que sa soeur n'était pas rentrée hier, cela fait donc deux jours qu'elle a disparue et qu'elle n'a pas donné signe de vie, d'ou ma supposition qu'elle a peut-être été enlevée.De toute manière je n'ai absolument pas le moindre compte à vous rendre, je ne dérange personne dans l'immeuble, ne fais pas de bruit et puis, j'ai des choses à faire.Beaucoup de choses.Et surtout qui n'attendent pas, alors je vous demanderai de bien vouloir me laisser et si vraiment vous êtes inquiet pour la soeur de cette jeune femme, vous devriez en glisser un mot à la police directement.
Abasourdi, Christian ne sait quoi répondre et d'un bond, se lève pour, sans un mot, se diriger vers la porte d'entrée de cet appartement ou visiblement il n'est pas le bienvenu.Sans même regarder Edward, il ouvre vivement la porte et s'engouffre derrière,Au moment ou il s'apprête à la refermer derrière lui, il entends Edward murmurer une phrase à son encontre.
_"qu'avez-vous dit Monsieur Black?" demande-t-il.
_"Je voulais simplement connaître le prénom de la disparue".rétorque Edward.
_"Annabelle" lui répond le propriétaire."Annabelle Alexis".
Et d'un geste lent, il glisse sa main dans sa veste et en extrait un papier rectangulaire qu'Edward a du mal à définir et le coince entre le mur et l'interphone près de la porte d'entrée.Cette dernière refermée sur son visage, Edward se précipite vers l'interphone, se saisit du carton et comprends alors qu'il s'agit du coté verso d'une photo.Sans la retourner, il se dirige vers le canapé ou un instant plus tôt Christian se trouvait encore et assit, retourne l'image et aperçoit le doux visage d'une jeune femme d'origine africaine.Pensif, il pose l'image sur la table basse et regarde vers la fenêtre du salon persuadé plus que jamais que oui, le danger viendra d'ici...
Les deux hommes après avoir jeté un regard silencieux vers les marches de l'escalier se regardent droit dans les yeux comme s'ils espéraient chacun un fléchissement de la part de l'autre mais rien dans le regard d'Edward ne laisse transparaître la moindre émotion et c'est alors que Christian, comme pour rompre un silence rendu au fil des secondes plus pesant, demande à Edward l'autorisation d'entrer dans l'appartement.
_"Allez-y" lui répond ce dernier le jaugeant des pieds à la tête, toujours aussi méfiant vis à vis de ses congénères.
Un simple merci accueille l'invitation d'Edward et Christian, comme s'il savait d'avance qu'il pénétrerait les lieux, se jette presque en avant comme si la porte allait se refermer sur lui avant qu'il n'ai eu le temps d'esquisser le moindre mouvement.
Sans même y avoir été invité, Christian s'enfonce dans le vieux canapé marron et élimé du salon après avoir repoussé plusieurs vêtements aux couleurs douteuses et à l'odeur nauséabonde.Machinalement, Ed s'excuse du désordre ambiant mais sur son visage transpire une inquiétude autre que de s'assurer du bien être de son "invité".Toujours avec le même regard transperçant, Christian ouvre la bouche au moment ou Edward plonge une main vers le paquet de "maïs" posé sur la table basse et en extrait une cigarette au papier jaune et lui jette au visage:
_"Connaissez-vous une certaine Ambroise Alexis qui habite à l'étage du dessus?"
_"Je crois oui", réponds Ed."Il me semble l'avoir vue hier.N'est-elle pas cette jeune noire qui recherche sa soeur?"
_"tout à fait" confirme le propriétaire."Et si je viens vous voir, c'est parce qu'elle semble avoir été très troublée par votre comportement lors de sa venue chez vous hier dans la journée".
_"Troublée?" Questionne Edward."Mais par quoi? Je ne vois absolument pas pour quelles raisons elle s'est troublée de mon comportement.Si quelqu'un doit s'inquieter c'est moi dont il s'agit." assure-t-il."Je vous ferai grâce du regard qu'elle m'a jeté lorsqu'elle m'a parlé de sa soeur disparue.J'ai cru un instant qu'elle voyait en moi le responsable de son enlèvement.
_"Mais qui vous parle d'un enlèvement?" demande intrigué Christian.
_"Je ne fais qu'une supposition.Puisque cette, comment l'avez-vous appelée.....Ambroise, c'est bien cela? Et bien, puisque cette jeune femme est venue vous faire part de ses "soupçons" puisque visiblement c'est de cela dont nous parlons vous et moi, et qu'elle m'a affirmé que sa soeur n'était pas rentrée hier, cela fait donc deux jours qu'elle a disparue et qu'elle n'a pas donné signe de vie, d'ou ma supposition qu'elle a peut-être été enlevée.De toute manière je n'ai absolument pas le moindre compte à vous rendre, je ne dérange personne dans l'immeuble, ne fais pas de bruit et puis, j'ai des choses à faire.Beaucoup de choses.Et surtout qui n'attendent pas, alors je vous demanderai de bien vouloir me laisser et si vraiment vous êtes inquiet pour la soeur de cette jeune femme, vous devriez en glisser un mot à la police directement.
Abasourdi, Christian ne sait quoi répondre et d'un bond, se lève pour, sans un mot, se diriger vers la porte d'entrée de cet appartement ou visiblement il n'est pas le bienvenu.Sans même regarder Edward, il ouvre vivement la porte et s'engouffre derrière,Au moment ou il s'apprête à la refermer derrière lui, il entends Edward murmurer une phrase à son encontre.
_"qu'avez-vous dit Monsieur Black?" demande-t-il.
_"Je voulais simplement connaître le prénom de la disparue".rétorque Edward.
_"Annabelle" lui répond le propriétaire."Annabelle Alexis".
Et d'un geste lent, il glisse sa main dans sa veste et en extrait un papier rectangulaire qu'Edward a du mal à définir et le coince entre le mur et l'interphone près de la porte d'entrée.Cette dernière refermée sur son visage, Edward se précipite vers l'interphone, se saisit du carton et comprends alors qu'il s'agit du coté verso d'une photo.Sans la retourner, il se dirige vers le canapé ou un instant plus tôt Christian se trouvait encore et assit, retourne l'image et aperçoit le doux visage d'une jeune femme d'origine africaine.Pensif, il pose l'image sur la table basse et regarde vers la fenêtre du salon persuadé plus que jamais que oui, le danger viendra d'ici...