Christian avait beaucoup de mal a réprimer son dégoût mais surtout il apprenait de la bouche même de sa femme que l'un de leur locataires était sans doute quelqu'un de dérangé.Il était heureux d'avoir accédé à la demande de Françoise lorsqu'elle lui avait proposé de s'asseoir sinon il aurait sûrement été pris de tremblements et ses jambes flageolantes ne l'auraient pas soutenues bien longtemps.Françoise faisait le détail de ce qu'elle avait découvert dans la salle de bain de leur locataire.
Le néon qui avait clignoté quelques secondes avant de s'allumer tout à fait, avait mis à jour la salle de bain dans son intégralité et avait refroidi quelque peu l'engouement de Françoise qui n'avait malgré son malaise pas pu s'empêcher de jeter un oeil vers la baignoire avant de prendre ses jambes à son cou et de filer vite hors de cette pièce, hors de l'appartement...Le rideau de douche éternellement replié sur le coté droit de la baignoire avait offert à Françoise la terrifiante vision d'une scène horrible qui avait du se perpétrer quelques jours auparavant.Ce que l'on devinait pour de malsaines taches brunâtres dans l'obscurité étaient en faite celles laissées par une substance rouge que Françoise devinait être du sang.Elle ne pouvait en aucun cas confondre cette odeur typique de cuivre et celle d'une quelconque peinture de couleur rouge bordeaux.Le parfum entêtant du sang n'était rien en comparaison de ce que cachait le rideau.L'horreur laissa bientôt la place à l'effroi.Doucement, Françoise s'était approchée de la baignoire, se déplaçant prudemment, comme si le sol pouvait se dérober à tout moment sous ses pieds.Arrivée à mi-chemin, elle apercevait les mêmes taches de sang séché sur les rebords intérieurs de la baignoire mais en beaucoup plus petites.Certaines d'entre elles se rejoignaient à travers de longues zébrures de seulement quelques millimètres d'épaisseur.Les dessins formés ainsi n'avaient plus le brillant du sang qui vient d'être déversé mais formaient comme des croûtes sur une toile peinte par un artiste fou.
Christian n'en revenait pas.Françoise avait ce don pour les détails croustillants.A tel point qu'il lui était déjà arrivé de penser avec amusement que si Madame Perez n'avait jamais existé, sa femme aurait pu tenir le rôle de concierge qui avait été dévolu à la vieille portugaise, capable qu'elle était de se souvenir des moindres détails et non moins capable de les raconter par la suite.
Elle continua à réciter ce que sa mémoire avait imprimé à Christian qui ne regrettait plus désormais cette petite expédition à laquelle sa femme et lui s'étaient adonnés quelques instants plus tôt et qui allait mettre dans leur vie, ou du moins dans la sienne à lui, un peu de piment.Elle relata le désordre incroyable qu'elle avait trouvé dans la salle de bain et qui rendait celui déjà impressionnant de la chambre parfaitement anecdotique sur laquelle elle revint tout de même.Leur locataire avait simplement transformé son appartement en véritable dépotoir.Et lorsque Françoise termina son histoire, Christian avait la bouche ouverte et pantelante.Il n'avait sans doute pas déglutit depuis quelques minutes et c'est l'assèchement de ses muqueuses qui le réveilla de sa torpeur.Et peut-être aussi le visage de sa femme qui en un instant se transforma.Elle perdit le peu de couleurs qu'elle avait retrouvé depuis leur retour dans son appartement.Elle semblait dérangée, indisposée, peut-être par un détail qu'elle avait omis de préciser.
_"Qu'y-a-t-il Françoise? Tu semble inquiète" demanda Christian.
Françoise fixa quelques secondes le visage de son mari et, l'air hébété lui dit :
_"La.....la boite.Te souviens-tu si je l'ai remise à sa place?"
Christian avait beau réfléchir mais il était incapable de se souvenir si la boite était restée dans le salon ou sil elle avait été remise dans l'entrée là ou il l'avaient aperçue la première fois...
Le néon qui avait clignoté quelques secondes avant de s'allumer tout à fait, avait mis à jour la salle de bain dans son intégralité et avait refroidi quelque peu l'engouement de Françoise qui n'avait malgré son malaise pas pu s'empêcher de jeter un oeil vers la baignoire avant de prendre ses jambes à son cou et de filer vite hors de cette pièce, hors de l'appartement...Le rideau de douche éternellement replié sur le coté droit de la baignoire avait offert à Françoise la terrifiante vision d'une scène horrible qui avait du se perpétrer quelques jours auparavant.Ce que l'on devinait pour de malsaines taches brunâtres dans l'obscurité étaient en faite celles laissées par une substance rouge que Françoise devinait être du sang.Elle ne pouvait en aucun cas confondre cette odeur typique de cuivre et celle d'une quelconque peinture de couleur rouge bordeaux.Le parfum entêtant du sang n'était rien en comparaison de ce que cachait le rideau.L'horreur laissa bientôt la place à l'effroi.Doucement, Françoise s'était approchée de la baignoire, se déplaçant prudemment, comme si le sol pouvait se dérober à tout moment sous ses pieds.Arrivée à mi-chemin, elle apercevait les mêmes taches de sang séché sur les rebords intérieurs de la baignoire mais en beaucoup plus petites.Certaines d'entre elles se rejoignaient à travers de longues zébrures de seulement quelques millimètres d'épaisseur.Les dessins formés ainsi n'avaient plus le brillant du sang qui vient d'être déversé mais formaient comme des croûtes sur une toile peinte par un artiste fou.
Christian n'en revenait pas.Françoise avait ce don pour les détails croustillants.A tel point qu'il lui était déjà arrivé de penser avec amusement que si Madame Perez n'avait jamais existé, sa femme aurait pu tenir le rôle de concierge qui avait été dévolu à la vieille portugaise, capable qu'elle était de se souvenir des moindres détails et non moins capable de les raconter par la suite.
Elle continua à réciter ce que sa mémoire avait imprimé à Christian qui ne regrettait plus désormais cette petite expédition à laquelle sa femme et lui s'étaient adonnés quelques instants plus tôt et qui allait mettre dans leur vie, ou du moins dans la sienne à lui, un peu de piment.Elle relata le désordre incroyable qu'elle avait trouvé dans la salle de bain et qui rendait celui déjà impressionnant de la chambre parfaitement anecdotique sur laquelle elle revint tout de même.Leur locataire avait simplement transformé son appartement en véritable dépotoir.Et lorsque Françoise termina son histoire, Christian avait la bouche ouverte et pantelante.Il n'avait sans doute pas déglutit depuis quelques minutes et c'est l'assèchement de ses muqueuses qui le réveilla de sa torpeur.Et peut-être aussi le visage de sa femme qui en un instant se transforma.Elle perdit le peu de couleurs qu'elle avait retrouvé depuis leur retour dans son appartement.Elle semblait dérangée, indisposée, peut-être par un détail qu'elle avait omis de préciser.
_"Qu'y-a-t-il Françoise? Tu semble inquiète" demanda Christian.
Françoise fixa quelques secondes le visage de son mari et, l'air hébété lui dit :
_"La.....la boite.Te souviens-tu si je l'ai remise à sa place?"
Christian avait beau réfléchir mais il était incapable de se souvenir si la boite était restée dans le salon ou sil elle avait été remise dans l'entrée là ou il l'avaient aperçue la première fois...