_"Donne mon frère.Offre moi cette poupée que tu tiens sous ton joug"
_"Non Franck" répondit l'inconnu."Je sais comment tout cela va finir.Comme toujours cela finit.Tu veux prendre mon bien, te l'accaparer et en faire le jouet de tes fantasmes et cela je ne le veux plus.Je ne l'accepte plus."
_"Tu me fais rire tu sais? Que crois-tu qu'elle ressente, attachée sur ce lit et étouffée par le poids de ton corps qui repose sur son torse?"
_"N'insiste pas" répondit l'inconnu."Tu ne m'auras plus à ce petit jeu.J'ai beaucoup appris depuis quelques temps.On m'a appris à te chasser de mon esprit.A vivre par moi seul et non plus dans l'angoisse de te voir réapparaître"...
*****
Françoise se saisit de la boite et scruta tout d'abord le cachet, ou du moins ce qu'il en restait, imprimé dans une cire rouge sang, puis la retourna dans tous les sens.Un léger bruit se fit entendre à l'intérieur.Pas celui d'un métal, non plus celui de perles ou de pierre précieuses que l'on aurait été en droit de trouver à l'intérieur d'un tel objet mais plutôt celui d'un papier que l'on devinait replié sur lui-même.Un bruit mate et impersonnel.Françoise et Christian se regardèrent furtivement comme pour s'interroger sur la légitimité de leur présence en ces lieux.Ils avaient besoin tout deux de lire dans le regard de l'autre comme un acquiescement, un oui silencieux qui leur accorderait le droit de regarder à l'intérieur de cette boite.
Ils se dirigèrent tout d'abord vers la fenêtre du salon duquel il verraient arriver leur locataire.Le moment n'était pas encore venu pour lui de découvrir la méfiance dont il faisait l'objet auprès de ses propriétaires.Françoise demanda à son mari d'entrouvrir légèrement les volets et de surveiller le passage de toute personne dans la rue un peu plus bas.Elle qui avait été jusqu'à présent des plus prudente s'empressa d'ouvrir la petite boite noire après s'être assise sur l'un des accoudoirs du divan, curieuse de découvrir ce qu'elle renfermait.
Alors que Christian regardait avec précaution le défilé permanent des badauds qui marchaient sur le trottoir d'en face, l'espace jusqu'alors silencieux de l'appartement se remplit un instant du souffle désespéré de Françoise.Sur ses traits on pouvait lire une réelle déception.Comme si elle s'était attendue à découvrir un trésor à la valeur inestimable.Au lieu de cela, une simple feuille de papier pliée en quatre reposait au centre de la petite boite noire.De ses doigts effilés et marqués par des années d'entretien ménager, à l'époque ou encore leur couple ressemblait à tant d'autres, elle se saisit du morceau de papier et avec agilité le déplia et le fixa un long moment.Christian devina qu'elle était en train de lire son contenu et préféra ne rien dire jusqu' à ce qu'elle en ai terminé avec.
Après seulement quelques secondes qui firent penser à Christian que le contenu du document était obsolète, Françoise le fixa de son regard bleu argenté et sur ses lèvres alors s'esquissa un léger sourire.Elle lui tendit le document et christian ne mit pas longtemps avant de comprendre ce qui faisait sourire sa femme :
Le contenu était intégralement rédigé dans la langue de Shakespeare.Françoise n'y pipait mot, tout comme Christian qui malgré tout ses efforts était bien incapable de comprendre le sens de ces phrases qui auraient pu tout aussi bien être des hiéroglyphes.
Françoise scruta le moindre recoin à l'intérieur de la boite se rappelant de ces petites tables qui cachent parfois de minuscules tiroirs secrets mais en vain.Il n'y avait absolument rien d'autre à découvrir dans la petite boite noire.Elle attendit un instant que Christian en finisse avec le document et voyant qu'il avait l'air de ne pas être pressé de s'en débarrasser lui prit sans ménagement, le remit à l'intérieur de l'objet et referma le couvercle de ce dernier...
_"Non Franck" répondit l'inconnu."Je sais comment tout cela va finir.Comme toujours cela finit.Tu veux prendre mon bien, te l'accaparer et en faire le jouet de tes fantasmes et cela je ne le veux plus.Je ne l'accepte plus."
_"Tu me fais rire tu sais? Que crois-tu qu'elle ressente, attachée sur ce lit et étouffée par le poids de ton corps qui repose sur son torse?"
_"N'insiste pas" répondit l'inconnu."Tu ne m'auras plus à ce petit jeu.J'ai beaucoup appris depuis quelques temps.On m'a appris à te chasser de mon esprit.A vivre par moi seul et non plus dans l'angoisse de te voir réapparaître"...
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Françoise se saisit de la boite et scruta tout d'abord le cachet, ou du moins ce qu'il en restait, imprimé dans une cire rouge sang, puis la retourna dans tous les sens.Un léger bruit se fit entendre à l'intérieur.Pas celui d'un métal, non plus celui de perles ou de pierre précieuses que l'on aurait été en droit de trouver à l'intérieur d'un tel objet mais plutôt celui d'un papier que l'on devinait replié sur lui-même.Un bruit mate et impersonnel.Françoise et Christian se regardèrent furtivement comme pour s'interroger sur la légitimité de leur présence en ces lieux.Ils avaient besoin tout deux de lire dans le regard de l'autre comme un acquiescement, un oui silencieux qui leur accorderait le droit de regarder à l'intérieur de cette boite.
Ils se dirigèrent tout d'abord vers la fenêtre du salon duquel il verraient arriver leur locataire.Le moment n'était pas encore venu pour lui de découvrir la méfiance dont il faisait l'objet auprès de ses propriétaires.Françoise demanda à son mari d'entrouvrir légèrement les volets et de surveiller le passage de toute personne dans la rue un peu plus bas.Elle qui avait été jusqu'à présent des plus prudente s'empressa d'ouvrir la petite boite noire après s'être assise sur l'un des accoudoirs du divan, curieuse de découvrir ce qu'elle renfermait.
Alors que Christian regardait avec précaution le défilé permanent des badauds qui marchaient sur le trottoir d'en face, l'espace jusqu'alors silencieux de l'appartement se remplit un instant du souffle désespéré de Françoise.Sur ses traits on pouvait lire une réelle déception.Comme si elle s'était attendue à découvrir un trésor à la valeur inestimable.Au lieu de cela, une simple feuille de papier pliée en quatre reposait au centre de la petite boite noire.De ses doigts effilés et marqués par des années d'entretien ménager, à l'époque ou encore leur couple ressemblait à tant d'autres, elle se saisit du morceau de papier et avec agilité le déplia et le fixa un long moment.Christian devina qu'elle était en train de lire son contenu et préféra ne rien dire jusqu' à ce qu'elle en ai terminé avec.
Après seulement quelques secondes qui firent penser à Christian que le contenu du document était obsolète, Françoise le fixa de son regard bleu argenté et sur ses lèvres alors s'esquissa un léger sourire.Elle lui tendit le document et christian ne mit pas longtemps avant de comprendre ce qui faisait sourire sa femme :
Le contenu était intégralement rédigé dans la langue de Shakespeare.Françoise n'y pipait mot, tout comme Christian qui malgré tout ses efforts était bien incapable de comprendre le sens de ces phrases qui auraient pu tout aussi bien être des hiéroglyphes.
Françoise scruta le moindre recoin à l'intérieur de la boite se rappelant de ces petites tables qui cachent parfois de minuscules tiroirs secrets mais en vain.Il n'y avait absolument rien d'autre à découvrir dans la petite boite noire.Elle attendit un instant que Christian en finisse avec le document et voyant qu'il avait l'air de ne pas être pressé de s'en débarrasser lui prit sans ménagement, le remit à l'intérieur de l'objet et referma le couvercle de ce dernier...