XXII

 XXII
_"Donne mon frère.Offre moi cette poupée que tu tiens sous ton joug"
_"Non Franck" répondit l'inconnu."Je sais comment tout cela va finir.Comme toujours cela finit.Tu veux prendre mon bien, te l'accaparer et en faire le jouet de tes fantasmes et cela je ne le veux plus.Je ne l'accepte plus."
_"Tu me fais rire tu sais? Que crois-tu qu'elle ressente, attachée sur ce lit et étouffée par le poids de ton corps qui repose sur son torse?"
_"N'insiste pas" répondit l'inconnu."Tu ne m'auras plus à ce petit jeu.J'ai beaucoup appris depuis quelques temps.On m'a appris à te chasser de mon esprit.A vivre par moi seul et non plus dans l'angoisse de te voir réapparaître"...


*****


Françoise se saisit de la boite et scruta tout d'abord le cachet, ou du moins ce qu'il en restait, imprimé dans une cire rouge sang, puis la retourna dans tous les sens.Un léger bruit se fit entendre à l'intérieur.Pas celui d'un métal, non plus celui de perles ou de pierre précieuses que l'on aurait été en droit de trouver à l'intérieur d'un tel objet mais plutôt celui d'un papier que l'on devinait replié sur lui-même.Un bruit mate et impersonnel.Françoise et Christian se regardèrent furtivement comme pour s'interroger sur la légitimité de leur présence en ces lieux.Ils avaient besoin tout deux de lire dans le regard de l'autre comme un acquiescement, un oui silencieux qui leur accorderait le droit de regarder à l'intérieur de cette boite.

Ils se dirigèrent tout d'abord vers la fenêtre du salon duquel il verraient arriver leur locataire.Le moment n'était pas encore venu pour lui de découvrir la méfiance dont il faisait l'objet auprès de ses propriétaires.Françoise demanda à son mari d'entrouvrir légèrement les volets et de surveiller le passage de toute personne dans la rue un peu plus bas.Elle qui avait été jusqu'à présent des plus prudente s'empressa d'ouvrir la petite boite noire après s'être assise sur l'un des accoudoirs du divan, curieuse de découvrir ce qu'elle renfermait.
Alors que Christian regardait avec précaution le défilé permanent des badauds qui marchaient sur le trottoir d'en face, l'espace jusqu'alors silencieux de l'appartement se remplit un instant du souffle désespéré de Françoise.Sur ses traits on pouvait lire une réelle déception.Comme si elle s'était attendue à découvrir un trésor à la valeur inestimable.Au lieu de cela, une simple feuille de papier pliée en quatre reposait au centre de la petite boite noire.De ses doigts effilés et marqués par des années d'entretien ménager, à l'époque ou encore leur couple ressemblait à tant d'autres, elle se saisit du morceau de papier et avec agilité le déplia et le fixa un long moment.Christian devina qu'elle était en train de lire son contenu et préféra ne rien dire jusqu' à ce qu'elle en ai terminé avec.

Après seulement quelques secondes qui firent penser à Christian que le contenu du document était obsolète, Françoise le fixa de son regard bleu argenté et sur ses lèvres alors s'esquissa un léger sourire.Elle lui tendit le document et christian ne mit pas longtemps avant de comprendre ce qui faisait sourire sa femme :
Le contenu était intégralement rédigé dans la langue de Shakespeare.Françoise n'y pipait mot, tout comme Christian qui malgré tout ses efforts était bien incapable de comprendre le sens de ces phrases qui auraient pu tout aussi bien être des hiéroglyphes.

Françoise scruta le moindre recoin à l'intérieur de la boite se rappelant de ces petites tables qui cachent parfois de minuscules tiroirs secrets mais en vain.Il n'y avait absolument rien d'autre à découvrir dans la petite boite noire.Elle attendit un instant que Christian en finisse avec le document et voyant qu'il avait l'air de ne pas être pressé de s'en débarrasser lui prit sans ménagement, le remit à l'intérieur de l'objet et referma le couvercle de ce dernier...

# Posté le dimanche 27 mai 2007 23:15

XXIII

 XXIII
Dès leur sortie du commissariat, les inspecteurs Blanchard et Dominici serrèrent Edward de chaque coté comme s'il leur avait fallut s'assurer qu'il ne pouvait pas prendre la poudre d'escampette.La courte distance qui séparait le commissariat de son lieu de résidence avait convaincue les deux policiers de faire le trajet à pieds.En ne respectant pas le protocole habituel qui voulait que l'on accompagne le suspect menotté et dans un véhicule de fonction, les deux inspecteurs se verraient confronter à de graves remontrances si jamais Edward décidait de prendre la fuite.Mais Blanchard était là pour s'assurer que cela n'arriverait pas et, à droite d'Edward, il lui serrait comme dans un étau le bras gauche, le pinçant presque jusqu' à lui faire mal, un léger sourire sur les lèvres.

Edward lui, depuis qu'il était enfin sorti du commissariat, se sentait mieux.Beaucoup mieux même, comme si on lui avait plongé le visage sous l'eau et qu'il avait dû rester un long moment sans pouvoir respirer.Blanchard l'inquiétait terriblement mais contrairement à Dominici qui cachait bien son jeu mais qui devait être tout aussi pervers, il ne feignait aucunement la moindre sympathie envers Edward.Ce dernier se félicitait tout de même d'avoir eu l'excellente idée de faire un peu de rangement chez lui et malgré la sueur que n'arrivait même plus à absorber sa chemise rouge, il parvenait tout de même à conserver un certain sang froid.Les gens que les trois hommes croisaient le regardaient avec une inquiétude certaine, son visage toujours plus enfariné, alors que ceux qui avaient choisi de croiser le regard de l'un des deux flics le détournaient assez rapidement.Il faut dire qu'avec leur carrure impressionnante, Dominici et Blanchard n'avaient rien de ces inspecteurs malingres que l'on rencontre dans les séries policières allemandes.Ils étaient somme toute assez petits,trapus et même, Edward les dépassait d'une bonne tête chacun, ce qui donnait à la situation pour celui qui se doutait qu'il était en fait "prisonnier"des deux hommes, une allure grotesque

.Petits mais baraqués, les deux inspecteurs impressionnaient par leur physique patibulaire et leur visage buriné à la "Bronson".Dominici avait sur l'avant bras droit un serpent qui glissait du coude jusqu'à son poignet.Il avait à l'auriculaire gauche une alliance que côtoyait une énorme chevalière en or enfilée sur le majeur.Une montre Rolex, une imitation, tapait à l'oeil, du moins lorsqu'on la voyait de loin car de près, elle exposait ses nombreux défauts de finition.L'apparence générale de Dominici était des plus quelconque à part ce léger détail.

Blanchard lui était au contraire un véritable catalogue ambulant.Le prototype même du beauf célibataire et heureux de l'être.Sur une chemise au col largement ouvert, la brousse semblait avoir colonisé une poitrine bronzée à outrance.Seuls son pouce droit et son index gauche étaient nus de toute ferraille.Le reste de ses doigts était aussi hétéroclite que la devanture d'une bijouterie.Il portait des anneaux, des chevalières, une alliance (sur l'auriculaire droit), autant de bijoux sans valeur mais qui selon Blanchard lui donnait l'apparence d'un homme aisé.Autour de son cou une chaîne bien trop épaisse pour un homme de sa taille l'enserrait et lui donnait la ridicule apparence d'un bulldog au collier de cuir clouté.Il portait un pantalon de velours brun du plus mauvais goût et qui donnait à son apparence générale une allure dépareillée.

C'est ainsi que les trois hommes accomplirent le court chemin qui devait les amener chez Edward.Ce dernier se remémorait les questions-réponses qu'il avait preparées devant le miroir de la salle de bain avant de quitter son appartement pour retrouver les deux inspecteurs et à travers lesquels il était pour l'instant encore passé.Il ne doutait à aucun moment que l'un des deux flics se chargerait de le harceler de questions pièges afin de le faire avouer d'éventuelles implication dans l'affaire qui les intéressait.

*****


_"Tu reviendras vers moi mon frère car tel est ton destin."
_"Jamais ! Jamais plus tu n'auras d'emprise sur moi" répondit l'inconnu."Les hommes en blanc m'accompagnent désormais.Je connais d'autres mondes artificiels ou tu n'es pas le bienvenu.
_"Regarde là.Elle étouffe.Elle se meure...Comme toute les autres elle va mourir si tu ne m'écoute pas.Donne mon frère.Donne moi cette poupée que tu écrase de tout ton poids"...

# Posté le mardi 29 mai 2007 01:24

Modifié le mardi 29 mai 2007 02:15

XXIV

 XXIV
_"Je crois que nous devrions penser à y aller" adressa Christian à sa femme."Notre cher locataire est de retour et il est accompagné" rajouta-t-il l'oeil rivé vers l'extérieur.

Françoise se colla un instant à lui pour constater que son mari disait vrai.Au loin Edward remontait la rue, cerné par deux hommes marchant à vive allure que les deux propriétaires ne reconnurent pas comme étant les deux policiers chargés de l'enquête sur le décès de la jeune locataire d'origine africaine.Malgré l'urgence de la situation Françoise préféra lui répondre en pestant :

_"Le moment n'est pas encore venu de prendre la fuite.C'est peut-être notre dernière chance de pénétrer dans cet appartement alors laisse moi vérifier une dernière chose."

D'un pas pressé, elle se dirigea vers la chambre ou devait se trouver l'énorme malle qu'elle avait entre-aperçue dans l'escalier le jour ou Edward avait pris possession de son appartement et qu'elle n'avais pas encore remarquée pendant leur intrusion.Christian semblait affolé mais laissa faire sa femme pour ne pas avoir à faire à de futures remontrances de sa part.Françoise se rua littéralement dans la chambre d'Edward ou régnait un désordre inimaginable.Des vêtements étaient éparpillés sur le sol, le lit était défait, les draps dégageaient une odeur insupportable et malgré cela, on avait l'impression que personne n'avait jamais dormi dedans.Elle se mit à quatre pattes, regarda sous le lit et compris alors d'ou venait l'odeur infecte:

Des dizaines de canettes dormaient sur le sol, bien à l'abri des regards.Elle estima leur nombre à une bonne vingtaine et malgré un coeur bien accroché elle avait du mal à contenir son dégoût.Christian était resté près de la fenêtre à travers les rideaux de laquelle il voyait le danger approcher à grands pas.Il trépignait d'impatience de voir sa femme débouler et lui dire qu'enfin le temps était venu pour eux de s'en aller.Il n'eut finalement pas longtemps à attendre puisqu'un instant après elle se posta devant l'entrée du salon, blafarde et chancelante.
Christian, voyant que quelque chose n'allait pas dans le comportement de sa femme lui demanda:

_"Qu'y-a-t-il Françoise?" As-tu découvert quelque chose? Je ne t'ai jamais vue dans un tel état."
_"Plus tard" lui répondit-elle."D'abord allons nous en.Je t'expliquerai une fois chez nous."

Aux mots "chez nous" Christian ne put s'empêcher d'esquisser un sourire.Avant de refermer la porte derrière eux, ils jetèrent un dernier regard vers l'appartement.
Au moment même ou elle se refermait, en bas on entendit le claquement d'une lourde porte en bois.

*****

Les deux inspecteurs et Edward étaient désormais à l'intérieur de l'immeuble et s'apprêtaient à monter les étages menant à l'appartement de ce dernier.En haut on entendait comme la course folle d'enfants jouant sur les marches du vieil escalier. Blanchard et Dominici ne relevèrent pas ce détail et reprirent leur marche, entraînant avec eux Edward qui s'inquiétait de ce que trouveraient les deux hommes une fois dans l'appartement.

# Posté le mercredi 30 mai 2007 01:59

XXV

 XXV
Françoise et Christian se ruèrent dans les escaliers priant dieu pour ne pas croiser Edward Black accompagné des deux policiers.Ils faisaient tout leur possible pour que leurs pas ne laissent entendre aucun son.Arrivé à l'étage de leur appartement respectif, Françoise se dirigea directement vers le sien et alors Christian lui demanda:

_"Ne préfère-tu pas que l'on aille chez moi?"
_"Non" lui répondit Françoise.
_Et pourquoi pas?"
_"Pour la simple raison que je sais ou se trouvent les alcools dans mon appartement" lui répondit-elle simplement.

Elle accompagna sa phrase d'un geste de la main.Elle la plongea dans sa poche et en sortit un trousseau de clés duquel elle fit apparaître celle de son appartement qu'elle ouvrit en un éclair afin de s'y engouffrer suivie de son mari.Elle referma la porte derrière elle et sans un geste, pas même un bruit, elle colla son oeil droit sur le judas et constata qu'il en avait fallut de peu qu'ils se trouvent nez à nez devant leur locataire et des deux inspecteurs.Un fois qu'ils disparurent de sa vue, elle se retourna un instant face à Christian puis se dirigea d'un pas pressant vers le salon.Sans même l'inviter à la suivre, elle lui demanda à haute voix s'il désirait boire quelque chose.Il lui répondit que non mais prit l'initiative de suivre Françoise.
Lorsqu'il pénétra le salon, Françoise était déjà confortablement installée sur l'un des deux fauteuils qui faisaient face au divan qui lui-même tournait le dos à la grande fenêtre qui donnait sur la rue.Elle tenait un verre de ce qui semblait être un whisky à bon marché.Elle le passa sur son visage comme pour apaiser la fièvre qui s'était emparée d'elle et repris peu à peu des couleurs.

_"Assied-toi.J'ai quelque chose à te dire."

Christian s'exécuta et se retrouva installé dans le divan face à Françoise.

_"Je vais te confier quelque chose de tout bonnement incroyable mais tu dois me promettre de rester calme et surtout de ne rien dire à la police" lui dit-elle.
_"A la police? Mais qu'as-tu donc découvert pour que tu puisse penser que j'aurai dans l'idée d'en informer la police?" s'étonna Christian.
_"Non ! Je veux tout d'abord que tu me promettes de garder ça pour toi.Si je te demande cela c'est parce que j'ai besoin de réfléchir à la situation dans laquelle nous nous sommes mis.Nous ne pouvons décemment pas nous rendre à la police et leur dire ce que j'ai découvert sans avoir nous-même des comptes à rendre.Nous n'avions aucun droit de pénétrer l'appartement de Black sans son consentement et si les autres locataires l'apprennent nous risquons de les voir défiler les uns derrières les autres.Ils risquent de se douter que nous avons l'habitude de faire de même chez chacun d'entre eux.Tu comprends ce que je veux dire?"

Christian réfléchit trente seconde tête baissée puis la releva en opinant du chef.

_"D'accord répondit-il."Mais maintenant je veux absolument tout savoir.Je veux que nous mettions nos rancoeurs de coté et que tu partages avec moi ce que tu as découvert dans cette chambre".
_"Et bien" répondit-elle."Ce n'est pas vraiment ce qui se trouve dans la chambre qui m'a mise dans tout mes états.Une odeur pestilentielle s'échappait des draps de Black.Tu connais ma résistance et pourtant, je n'ai pu m'empêcher d'avoir la nausée et je me suis dirigé vers la salle de bain."

Christian écoutait fébrilement mais avec une attention toute particulière ce qu'était en train de lui dire Françoise.

# Posté le jeudi 31 mai 2007 16:13

XXVI

 XXVI
Lorsque Edward pénétra en premier dans l'appartement, il compris immédiatement que quelque chose clochait.Sur la droite un lumière diffuse éclairait quelque peu la cuisine.Il invita tout d'abord les deux inspecteur à se rendre dans le salon et leur proposa un verre qu'ils déclinèrent à l'unisson.Ensuite il leur demanda de l'excuser prétextant une soif consécutive à la chaleur implacable de cette journée d'été et se dirigea nonchalamment mais avec inquiétude vers la cuisine.Arrivé dans l'embrasure de la porte de cette dernière il constata que le réfrigérateur était légèrement ouvert.Il s'en approcha, jetant de petites oeillades à droite et à gauche, s'attendant presque à tomber sur un visage inconnu voire sur celui de son frère et ne vit pas ses pieds baigner dans une substance graisseuse tombée au bas du réfrigérateur duquel il referma la porte avant d'aller retrouver les deux inspecteurs.Lorsqu'il arriva dans le salon, il fut surpris de voir Blanchard assis sur le divan jouant avec une petite boite noire dans la main droite et qu'il s'amusait à faire passer d'un bond dans celle de gauche.Il la reconnu instantanément.Dominici lui était assis en face sur l'un des deux fauteuils.

_"Excusez-moi inspecteur mais l'objet que vous tenez dans la main et avec lequel vous jouez est d'une grande valeur affective pour moi et c'est pourquoi j'aimerai bien pouvoir le récupérer" osa-t-il.

Blanchard continua comme s'il n'avait rien entendu avant d'arrêter de jouer avec la boite noire quelques secondes après.Il regarda Edward dans les yeux sans qu'aucune expression dans le visage ne laisse transparaître la moindre émotion.Il tendit la petite boite vers Edward et au moment ou ce dernier s'apprêtait à la saisir, Blanchard retira sa main d'un coup sec avec sur les lèvres un sourire plein de malice.Il regarda son collègue qui le dévisagea et comprit alors que Dominici lui signifiait que le jeu devait prendre fin illico. Edward en profita pour aller reposer la petite boite dans l'entrée et revint aussitôt se placer entre les deux hommes.En son fort intérieur Blanchard bouillonnait.Il regrettait presque la présence de son collègue tant son désir de malmener Edward transpirait par tous les pores de sa peau.

_"Voulez-vous boire quelque chose Messieurs?" demanda-t-il, oubliant l'avoir déjà proposé.
_"Non merci" répondit rapidement Dominici avant que Blanchard ne saute sur l'occasion de faire remarquer à Edward qu'il était inutile d'insister."Nous préférerions que vous nous laissiez vous poser quelques questions Monsieur Black".
_"Des questions? Vous avez en encore des questions à me poser?" demanda Edward."Je croyais que l'on en avait finit avec tout ceci.
_"Et pourquoi crois-tu que nous sommes venus jusqu'ici selon toi?" lança Blanchard profitant des quelques secondes de latence. "Pour parler de la pluie et du beau temps? Non mon gars.On veut que tu crache le morceau.Dis nous que c'est toi qui l'a tuée et on te fiche la paix.Dans le cas contraire je vais devenir une vraie sangsue.Je vais te coller au train comme un bout de sparadrap sous une semelle de chaussure.Je te suivrai ou que tu iras.Je deviendrai ton pire cauchemar.Je te pou...
_"Quel genre de relation entretenez-vous avec vos voisin et notamment vos propriétaires Monsieur Black?" coupa Dominici.

Edward supportait de moins en moins que Dominici lui serve du " Monsieur Black à chaque fin de phrase.Il savait pertinemment que ça n'était en rien une marque de politesse mais que bien au contraire c'était une façon de le mener à bout afin de le faire craquer et de le faire avouer tout et n'importe quoi.

_"Comme je vous l'ai déjà dis il me semble, je n'ai que très peu de rapports avec eux.Je reste chez moi la journée entière et lorsque je sors ce n'est que pour me rendre à un endroit très précis et non pas pour me faire des amis.De toute manière, je n'ai pas l'intention de m'eterniser.Je constate que même en France on finit par me soupçonner parce que je suis un étranger."
_"Parce que vous avez déjà eu affaire à faire à la police à l'étranger Monsieur Black? Nous sommes heureux de l'apprendre mon collègue et moi" rajouta Dominici.

Edward qui ne s'était toujours pas décidé à s'asseoir était encore entre les deux hommes entre lesquels il devait apprendre à jongler selon que c'était l'un ou l'autre qui s'adressait à lui.Il tourna son visage par réflexe vers la petite boite noire qu'il avait replacée quelques instants auparavant dans l'entrée.

# Posté le samedi 02 juin 2007 00:36

Modifié le samedi 02 juin 2007 21:46