La vieille malle en imposait de par sa rusticité qui lui conférait le charme de ces vieux meubles que l'on s'amuse à chiner chez les antiquaires et que l'on peut parfois espérer trouver chez certains brocanteurs.Trois solides loquets de cuivre protégeaient son contenu et son bois satiné était à certains endroits marqué par de nombreux coups qui témoignaient des fréquents déplacements de son propriétaire.
Les doigts fébriles, refermés sur la clé qui allait bientôt lui permettre de pénétrer les souvenirs enfouis dans cette relique, Edward hésitait encore à s'y brûler les doigts car elle renfermait ceux d'un passé qu'il fuyait depuis de nombreux mois.Il réfrénait aussi ce désir qu'il savait être avant tout celui de son frère qui était réapparu bien malgré lui dans son existence et qui essayait à nouveau de pervertir son esprit.
Il parvenait souvent à occulter la présence de ce lourd objet et s'inventait même un passé qui n'autorisait pas la présence de ce qu'il considérait comme sa "boite de pandore" et qui possédait en son sein non pas les maux de l'humanité mais ceux de son existence propre.L'enfermer dans cette pièce et ne jamais y pénétrer était pour lui un bon moyen d'y faire abstraction et c'est d'ailleurs pourquoi il avait fait du salon le point névralgique de son existence, l'un des rares endroits ou chacun de ses gestes et de ses réflexions n'étaient pas parasités par la présence de cette malle.A présent qu'il y était parvenu, voilà que son frère était réapparu pour tout remettre en cause.
Il réfléchissait à une solution qui lui permettrait de se jeter dans la gueule béante de l'objet sans s'y perdre définitivement, sans y voir son âme se noyer dans les méandres de souvenirs réprimés.
Il regarda d'un oeil circonspect les trois serrures qui lui faisaient face avant de faire pénétrer la clé dans celle de gauche, puis dans celle de droite.A chaque fois, un petit cliquetis lui signifia que le loquet était ouvert.Il ne lui restait plus que la serrure centrale qui lui jetait un oeil aveugle et provocateur comme si, unique au beau milieu d'un visage cyclopéen, elle lui interdisait de venir s'introduire en elle.Edward eu presque envie d'y croire et de laisser pour un temps du moins, toute idée d'aller plus loin.Mais encore, la phrase de son frère lui revint en tête et il ne voulait en aucun cas imaginer les railleries dont il serait victime par la suite.Car son frère avait le don de lui peser sur la conscience par sa capacité à sans cesse le mettre face à ses faiblesses et cela, Ed ne le voulait plus.Ouvrir cette malle était peut-être pour lui le moyen définitif de se débarrasser à la fois de son "double" ainsi que de ses souvenirs malheureux.
Comme une grande lessive qui l'aiderait à faire le vide sur un passé bien trop longtemps gardé pour lui.Alors, prudent mais volontaire, il glissa la clé dans la dernière fente, senti une légère résistance et comme pour les deux autres, entendit le familier cliquetis qui signifiait qu'il allait soit sombrer à tout jamais, soit enfin se relever et combattre fièrement ses tourments.
De chaque coté de la malle, ses mains se refermèrent telles les serres d'un rapace et exécutèrent un mouvement de levier vers le haut.Comme une bouteille de soda éventée, une légère résistance força Edward à insister un peu plus sur sa pression et un instant plus tard, comme par enchantement, l'air s'engouffra à l'intérieur de la malle dans un léger bruit de soufflet.Edward, plutôt que de rester concentré sur ce qu'allait révéler l'intérieur de la boite, suivit du regard le couvercle qui finit sa route bloqué par le mur arrière.L'espace d'un instant, il eut envie de rebrousser chemin et de tout refermer mais changea très vite d'avis lorsque ses yeux se posèrent enfin sur le contenu de la malle:
A l'intérieur, de nombreux vêtements et objets formaient un incroyable capharnaüm et parmi eux une boite noire hermétiquement fermée par un sceau en cire aux armoiries étranges...
Les doigts fébriles, refermés sur la clé qui allait bientôt lui permettre de pénétrer les souvenirs enfouis dans cette relique, Edward hésitait encore à s'y brûler les doigts car elle renfermait ceux d'un passé qu'il fuyait depuis de nombreux mois.Il réfrénait aussi ce désir qu'il savait être avant tout celui de son frère qui était réapparu bien malgré lui dans son existence et qui essayait à nouveau de pervertir son esprit.
Il parvenait souvent à occulter la présence de ce lourd objet et s'inventait même un passé qui n'autorisait pas la présence de ce qu'il considérait comme sa "boite de pandore" et qui possédait en son sein non pas les maux de l'humanité mais ceux de son existence propre.L'enfermer dans cette pièce et ne jamais y pénétrer était pour lui un bon moyen d'y faire abstraction et c'est d'ailleurs pourquoi il avait fait du salon le point névralgique de son existence, l'un des rares endroits ou chacun de ses gestes et de ses réflexions n'étaient pas parasités par la présence de cette malle.A présent qu'il y était parvenu, voilà que son frère était réapparu pour tout remettre en cause.
Il réfléchissait à une solution qui lui permettrait de se jeter dans la gueule béante de l'objet sans s'y perdre définitivement, sans y voir son âme se noyer dans les méandres de souvenirs réprimés.
Il regarda d'un oeil circonspect les trois serrures qui lui faisaient face avant de faire pénétrer la clé dans celle de gauche, puis dans celle de droite.A chaque fois, un petit cliquetis lui signifia que le loquet était ouvert.Il ne lui restait plus que la serrure centrale qui lui jetait un oeil aveugle et provocateur comme si, unique au beau milieu d'un visage cyclopéen, elle lui interdisait de venir s'introduire en elle.Edward eu presque envie d'y croire et de laisser pour un temps du moins, toute idée d'aller plus loin.Mais encore, la phrase de son frère lui revint en tête et il ne voulait en aucun cas imaginer les railleries dont il serait victime par la suite.Car son frère avait le don de lui peser sur la conscience par sa capacité à sans cesse le mettre face à ses faiblesses et cela, Ed ne le voulait plus.Ouvrir cette malle était peut-être pour lui le moyen définitif de se débarrasser à la fois de son "double" ainsi que de ses souvenirs malheureux.
Comme une grande lessive qui l'aiderait à faire le vide sur un passé bien trop longtemps gardé pour lui.Alors, prudent mais volontaire, il glissa la clé dans la dernière fente, senti une légère résistance et comme pour les deux autres, entendit le familier cliquetis qui signifiait qu'il allait soit sombrer à tout jamais, soit enfin se relever et combattre fièrement ses tourments.
De chaque coté de la malle, ses mains se refermèrent telles les serres d'un rapace et exécutèrent un mouvement de levier vers le haut.Comme une bouteille de soda éventée, une légère résistance força Edward à insister un peu plus sur sa pression et un instant plus tard, comme par enchantement, l'air s'engouffra à l'intérieur de la malle dans un léger bruit de soufflet.Edward, plutôt que de rester concentré sur ce qu'allait révéler l'intérieur de la boite, suivit du regard le couvercle qui finit sa route bloqué par le mur arrière.L'espace d'un instant, il eut envie de rebrousser chemin et de tout refermer mais changea très vite d'avis lorsque ses yeux se posèrent enfin sur le contenu de la malle:
A l'intérieur, de nombreux vêtements et objets formaient un incroyable capharnaüm et parmi eux une boite noire hermétiquement fermée par un sceau en cire aux armoiries étranges...