Une bonne trentaine de marches menaient jusqu'au premier étage ou deux appartements jumeaux se faisaient face. Deux tapis parfaitement identiques invitaient gentiment à pénétrer derrière la porte contre laquelle ils reposaient. Deux appartement dans lesquels vivaient Monsieur et Madame Armansin, riches héritiers d' une famille du sud de la France et propriétaires de l' immeuble tout entier, les autres appartements n' ayant été habités exclusivement que par des locataires.
Françoise et Christian se faisaient une guerre sans merci depuis que le premier eut été surpris un jour dans les bras d' une femme qui lui donna probablement plus de plaisir que Françoise ne lui en avait jamais donné au vu des cabrioles que le duo honteux s' était amusé à réaliser sur le lit des mariés. Convaincue de n' être qu 'une usine à bébés après avoir assisté bien involontairement aux ébats de son mari au retour d' une promenade solitaire qui s' était écourtée et lors de laquelle Christian en avait profité pour faire monter "sa putain" comme aimait le lui rappeler sa femme, cette dernière décida, plutôt que de traîner pendant des mois, voire, des années son mari devant les tribunaux, de s' installer dans l' appartement vacant d' en face. Comme pour le provoquer car malgré son erreur, il aimait énormément sa femme et même ce moment qu' il jugeait comme un simple égarement n' avait jamais réussi à lui faire oublier toutes ces années d' amour passées avec sa femme. Aujourd'hui il en était autrement puisqu 'elle semblait ne plus avoir grand chose à lui dire.
Chaque locataire habitant dans l' immeuble, ceux passés et ceux qui s' étaient installés récemment devenaient très vite témoins de ce qui se tramait entre les deux époux. Françoise, 43 ans, brune et assez petite avait encore de très beaux restes et s' était mise en tête de rattraper un retard de 19 ans....19 années pendant lesquelles elle avait selon ses dires "Torché les fesses de leurs deux jumeaux Alexandre et Philippe, repassé les cols de chemises de Christian, passé son temps derrière les fourneaux, nettoyé encore et encore un appartement sans cesse vieillissant. Et tout cela pourquoi? Pour que son mari se fourvoie dans les bras d' une autre? Non merci". Leurs deux enfants envolés, elle n' avait pas perdu de temps pour déménager ses affaires dans l' appartement d' en face et pour trouver ses marques. Alors que Christian vieillissait en attendant le pardon de sa femme, Françoise, elle, s' amusait, sortait voir des gens et rentrait très tard. Son intérieur était moderne; un petit appartement certes, mais accueillant, chaleureux et coloré. Sur les murs blancs, quelques peintures abstraites aux couleurs pastel donnaient sur des paysages bancals et irréels. Les meubles eux, dans des tons noirs et argentés faisaient dans un design digne des plus belles galeries d' art moderne new-yorkaises. En face, son mari vivait dans un appartement aux souvenirs douloureux, les tapisseries murales et les tapis orientaux emprisonnés sous des dizaines de meubles rustiques surchargaient un lieu déjà investi par le poids des années. Le plafond du salon, au lustre poussiéreux et quadragénaire, malgré des travaux de peinture récents cachait mal une fissure qui chaque fois s' étendait d' un bord à l' autre de sa surface. Un vieux fauteuil en chêne et à la toile d' un vert kaki rehaussé de fleurs jaunes du plus mauvais goût traînait au beau milieu de la pièce dans laquelle Christian avait décidé de vivre, condamnant ainsi le reste de l' appartement à un désoeuvrement total. A 49 ans, il semblait en avoir quinze de plus et ne faisait de sa vie guère plus que le minimum imposé : respirer, dormir, se nourrir et se laver. Trois mois auparavant, une idée étrange lui avait prit et il fit condamner les six appartements des trois derniers étages de l' immeuble sans en parler à sa femme qui de toute façon n' avait aucun droit de regard sur les modifications apportées à l' ensemble. Et déjà trottait dans sa tête l' idée de se débarrasser par tous les moyens de ceux qui vivaient encore aux étages supérieurs afin de se retrouver seul.....avec sa femme. Une idée saugrenue puisque l' espoir pour lui d' un jour récupérer Françoise s' effilochait comme une simple pelote de laine. Et d' ailleurs, il réalisait que cette entreprise serait probablement mise à mal à cause de l' unique locataire du quatrième étage, un certain Monsieur Black, originaire des États-unis et installé depuis peu et qui ne sortait jamais de chez lui. Un homme semble-t-il étrange puisqu' on pouvait le voir chaque nuit, à la fenêtre de sa chambre, passer des heures à regarder vers le ciel...
Françoise et Christian se faisaient une guerre sans merci depuis que le premier eut été surpris un jour dans les bras d' une femme qui lui donna probablement plus de plaisir que Françoise ne lui en avait jamais donné au vu des cabrioles que le duo honteux s' était amusé à réaliser sur le lit des mariés. Convaincue de n' être qu 'une usine à bébés après avoir assisté bien involontairement aux ébats de son mari au retour d' une promenade solitaire qui s' était écourtée et lors de laquelle Christian en avait profité pour faire monter "sa putain" comme aimait le lui rappeler sa femme, cette dernière décida, plutôt que de traîner pendant des mois, voire, des années son mari devant les tribunaux, de s' installer dans l' appartement vacant d' en face. Comme pour le provoquer car malgré son erreur, il aimait énormément sa femme et même ce moment qu' il jugeait comme un simple égarement n' avait jamais réussi à lui faire oublier toutes ces années d' amour passées avec sa femme. Aujourd'hui il en était autrement puisqu 'elle semblait ne plus avoir grand chose à lui dire.
Chaque locataire habitant dans l' immeuble, ceux passés et ceux qui s' étaient installés récemment devenaient très vite témoins de ce qui se tramait entre les deux époux. Françoise, 43 ans, brune et assez petite avait encore de très beaux restes et s' était mise en tête de rattraper un retard de 19 ans....19 années pendant lesquelles elle avait selon ses dires "Torché les fesses de leurs deux jumeaux Alexandre et Philippe, repassé les cols de chemises de Christian, passé son temps derrière les fourneaux, nettoyé encore et encore un appartement sans cesse vieillissant. Et tout cela pourquoi? Pour que son mari se fourvoie dans les bras d' une autre? Non merci". Leurs deux enfants envolés, elle n' avait pas perdu de temps pour déménager ses affaires dans l' appartement d' en face et pour trouver ses marques. Alors que Christian vieillissait en attendant le pardon de sa femme, Françoise, elle, s' amusait, sortait voir des gens et rentrait très tard. Son intérieur était moderne; un petit appartement certes, mais accueillant, chaleureux et coloré. Sur les murs blancs, quelques peintures abstraites aux couleurs pastel donnaient sur des paysages bancals et irréels. Les meubles eux, dans des tons noirs et argentés faisaient dans un design digne des plus belles galeries d' art moderne new-yorkaises. En face, son mari vivait dans un appartement aux souvenirs douloureux, les tapisseries murales et les tapis orientaux emprisonnés sous des dizaines de meubles rustiques surchargaient un lieu déjà investi par le poids des années. Le plafond du salon, au lustre poussiéreux et quadragénaire, malgré des travaux de peinture récents cachait mal une fissure qui chaque fois s' étendait d' un bord à l' autre de sa surface. Un vieux fauteuil en chêne et à la toile d' un vert kaki rehaussé de fleurs jaunes du plus mauvais goût traînait au beau milieu de la pièce dans laquelle Christian avait décidé de vivre, condamnant ainsi le reste de l' appartement à un désoeuvrement total. A 49 ans, il semblait en avoir quinze de plus et ne faisait de sa vie guère plus que le minimum imposé : respirer, dormir, se nourrir et se laver. Trois mois auparavant, une idée étrange lui avait prit et il fit condamner les six appartements des trois derniers étages de l' immeuble sans en parler à sa femme qui de toute façon n' avait aucun droit de regard sur les modifications apportées à l' ensemble. Et déjà trottait dans sa tête l' idée de se débarrasser par tous les moyens de ceux qui vivaient encore aux étages supérieurs afin de se retrouver seul.....avec sa femme. Une idée saugrenue puisque l' espoir pour lui d' un jour récupérer Françoise s' effilochait comme une simple pelote de laine. Et d' ailleurs, il réalisait que cette entreprise serait probablement mise à mal à cause de l' unique locataire du quatrième étage, un certain Monsieur Black, originaire des États-unis et installé depuis peu et qui ne sortait jamais de chez lui. Un homme semble-t-il étrange puisqu' on pouvait le voir chaque nuit, à la fenêtre de sa chambre, passer des heures à regarder vers le ciel...